| Déja la première hirondelle Déjà la première hirondelle, seul être aux ruines fidèle,revient effleurer nos créneaux, et des coups légers de son aile, battre les gothiques vitraux, où l'habitude la rappelle. Déjà l'érrante philomèle, modulant son brillant soupir, trouve sur la tige nouvelle une feuille pour la couvrir, et de sa retraite sonore où son chant seul peut la trahir, semble une voie qui vient d'éclore pour saluer avec l'aurore chaque rose qui va s'ouvrir. L'air caresse le ciel s'épure, on entend la terre germer. Sur des océans de verdure le vent flotte pour s'embaumer. La source reprend son murmure; tout semble dire à la nature....Encore un printemps pour aimer Alphonse de Lamartine |